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Warnécourt tire son nom de Warneri Curtis, signifiant domaine de Warnier (ou Garnier), cependant il n'a
pas été possible de déterminer qui était ce Garnier.
Ecrit sous différentes formes au cours des ans ( Warnecort, Waarnecort, Vuarnecourt, Vuarnicour,
Warnicourt..) , la plus ancienne trace de Warnécourt remonte à un aveu de septembre 1245, par lequel Jean, Comte de Rethel, reconnaît divers fiefs qu'il tient en Champagne: " ... de rrechef, je an teign Maisères, le châtel et les fiez, et Vilers, et Warnecort..."
Géologie
Commune rurale à 170 m d'altitude, Warnécourt est situé entre les plateaux du Dogger et la
dépression péri-ardennaise.
D'après la carte géologique, on distingue 3 grands types de terrains datant d'il y a 200 millions
d'années :
- Les couches de la Pierreuse et la Vieille Garenne appartiennent au Bajocien moyen et inférieur.
Ces terrains se présentent sous l'aspect de calcaires jaunâtres constitués de micro-débris d'organismes : nautiles, moules, ammonites. Ont été aussi rencontrés les fossiles organiques suivants : la serpula filaria, une espèce très dilatée de Modiola, l'Inoceramus loevigatus et la Terebratula Spinosa . Ces terrains sont utilisés pour les cultures.
- Les terrains du centre du village se prolongeant jusqu'au Champ Donnet appartiennent au Toarcien
renferment des marnes schisteuses, pyriteuses et phosphatées. Ils sont utilisés pour les pâturages et les foins.
- La 3° partie du terroir est constituée de terrains appartenant au Pliensbachien comprenant des
marnes bleues. Ces terrains sont très humides et servent à l'élevage.
Tous ces terrains appartiennent à la partie septentrionale du bassin parisien et datent de l'ère
secondaire (temps des dinosaures).
LA MER ETAIT DONC A WARNECOURT
Le territoire communal est l'un des plus petits du canton puisqu'il ne mesure que 536 hectares
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Une assez grande quantité de monnaie ou médailles impériales romaines a été découverte sur une terre
située près du village. Cette trouvaille est classée historiquement par M. Wauthier (1829.1893), ce Commandant avait la passion du collectionneur. Il sut réunir une collection importante de monnaies romaines trouvées dans nos Ardennes et notamment à Warnécourt.
Répertoire de ce trésor
Collection romaine :
- 3 faustine mère (femme d'Antonin le Pieux) trouvées en 1878
- 1 Marc Aurèle
- 1 Lucius Verus (gendre de Marc Aurèle)
- 1 Commode
- 1 Elagabale
- 1 Emilien
- ....
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Il semble qu'il y ait eu un château ou tout au moins une maison forte dès le XIII° siècle ; Le 12.4.1322 le
Chevalier Bernier de Berrion rend hommage à Jeanne de Rethel, fille du comte Hugues IV pour sa "maison de Vuarnecourt, ainsi comme elle se contient...». Des Berrieux au XIV° s et des Bohan au XV° s déclarent à Warnécourt "maison et grange ".
Maurice de Wignacourt, écuyer d'écurie, fils de Rasset, eut la chance que son beau-père , Charles
de Rivière, lui lègue le vieux château de Warnécourt en 1497, dès son mariage avec Marguerite de Rivière, petite fille de Simon de Bohan, sgr de Bohan, de Day et de Warnécourt .
Jean de Wignacourt, déclare en 1546 à son suzerain, être en possession de la totalité de la maison
forte de Warnécourt, de la totalité des fourneaux du lieu (qui fondaient la mine locale), de la moitié seulement des rapports de justice, four banal et bois de la Hamelle. L'autre moitié des droits seigneuriaux dont le droit de bourgeoisie levé sur les foyers des manants appartenait à Jean de la Fontaine, époux de Louise Duteste, lequel la Fontaine cède plus tard à D'Escanevelle le 1/8° des terrages de Warnécourt.
C'est en 1549, que Jean rétablit de neuf son château, en conservant certaines tours précédentes et
les fossés, mais en s'enquérant, le premier dans la région, de bâtir un corps de logis qui sacrifie à l'esprit de la Renaissance, en s'inspirant de l'art florentin découvert par Wignacourt lors de ses bourlinguages militaires. En effet, il se distingue en commandant la belle façade sur cour du haut corps de logis. Des pierres en bossage, taillées en pointe de diamant; sous le toit à petites mansardes, une frise à rinceaux et palmettes, sculptée sèchement mais parée ici et là de quelques fantaisies, par exemple quand le sculpteur fait danser deux chiffres dans un croissant. Une pierre dans la frise date la fin des travaux. Une niche à la coquille fut faite en 1717 dans le pignon.
Au siècle suivant le noyau central sera agrandi de deux ailes dont l'une se termine par une élégante
échauguette, essentiellement décorative. Les fondations font jusqu'à 6 m d'épaisseur. Des douves entouraient le château dont une partie n'est toujours pas comblée. Un pont-levis en assurait l'accès, il fut détruit avec les tourelles dans les années 1765.1770.
Au cours du XIX° s, le propriétaire fait abattre les murs d'enceinte et une partie du corps de logis
pour y aménager une grange.
Pillé pendant la seconde guerre mondiale, le château abritera un camp de prisonniers en 1944, puis
un camp américain en 1945.
Après la guerre, le château est loué comme ferme jusqu'en 1973, puis comme maison d'habitation.
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- 1320 : Jacquemart de Paris
- 1332 : Bernier de Bernion
- XIV° s : Berrieux
- XV° s : de Bohan
- 1476 : Simon de Bohan, sgr de Bohan, Day et Warnécourt
- 1497 : Charles de Rivière
- 1497 : Maurice de Wignacourt époux Marguerite de Rivière
- Claude de Wignacourt, sgr de Warnécourt, Guincourt, Montgon et Touligny : mort tué par des voleurs en
1597
- Antoine de Wignacourt , sgr de Warnécourt, Pierpont, Haudrecy, Touligny , mort en 1630 , époux
Marguerite Darras , morte en 1653
- Jean de Wignacourt, mort en 1653, époux Bonne de Tige, morte en 1682
- Daniel de Wignacourt , sgr de Warnécourt, Ecordal, Charbogne, Evigny, Terron, Haudrecy, Suzanne,
Guignicourt , mort en 1685, époux Agnes Moet de Bronville morte en 1690
- Antoine de Wignacourt, gouverneur de Donchery, époux Villelongue, dame de Brunehamel : mort en
1736
- Robert Antoine , comte de Wignacourt, baron de la Sainte Ampoule pour St Loup, Sgr à Terrier,
Chevrières, Briquenaux, les Crêtes Maison, le Grand et le Petit Vivier, La Hamelle, Evigny, Mondigny, Singly, Suzanne, Ecordal, Brunehamel et autres lieux , mort en 1756, époux Marie Louise Goujon de Condé
- Charles Antoine François Marie, Marquis de Wignacourt, mort en 1759 à Paris mais dont le corps est
inhumé dans l'église de Warnécourt, époux Constance Dusson de Bonnac de Beaufort
- La seigneurie passe dans la famille de Grandpré
- En 1794, le château appartient à la Veuve Darut de Charleville
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François Louis GILLOT TANTON, propriétaire à Prix, mais natif de Warnécourt, lègue, par testament
olographe du 1.3.1848, au jour de sa mort une partie de sa fortune à la commune de Warnécourt, à la condition express qu'il soit construit à la place de la maison qu'il possède à Warnécourt et qui fait partie des présents legs, une école d'enseignement et de couture destinée à donner une éducation gratuite aux jeunes filles du village, que ce local sera vaste et bien approprié à sa destination, et que le revenu des biens déduction faite des dépenses occasionnées par la construction de l'école sera appliqué à rétribuer deux Sœurs Religieuses Sainte Chrétienne qui seront à la tête de cet établissement et chargées de donner une instruction morale, religieuse et gratuite aux jeunes filles du village.
Après bien des déboires avec les autres cohéritiers, et les termes du testament qui seront interprétés
différemment par les uns et les autres, les volontés du testateur seront respectées. L'architecte Marion en dresse les plans et les travaux seront réalisés par M. Dardennes -Husson de Mézières pour la somme de 13 438 F. L'ouverture des classes a lieu en 1855. Le traitement des sœurs sera de 1200 F en 1859.
Malgré le fait que les legs n'aient pas été entièrement consommés, l'école qui avait réussi à se
maintenir en dépit des demandes de la préfecture pour la faire fermer en application de la loi de 1887 sur la suppression des écoles de filles dans les communes de moins de 401 habitants, celle-ci fut fermée en 1899 peu après le décès de la Mère Supérieure survenu l'année précédente. |
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L'école en 1929
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L'école en 1949 institutrice Mme Ricault
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L'école aujourd'hui : salle de
réunions, logement et foyer des jeunes |
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Classe de 1957
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Classe de 1971 : instituteur M.
DOMINE |
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Les archives ne mentionnent pas le lieu où se trouvait la première école de garçons, son piteux état
oblige dès 1856, la commune à aviser l'acquisition d'une nouvelle maison. Jean Joseph GILLOT DESMONT vend à la commune, représentée par M. Jean Baptiste Louis Tisseron son maire, en février 1858 une maison avec un jardin de 3 ares 45 ca tenant par-devant au chemin de Fagnon, derrière au couchant à la communauté des Sœurs Sainte Chrétienne, du midi à M. Bouillard Regnier et du nord à la dite Communauté, le tout moyennant la somme de 3259 F payable en 9 termes et payements égaux et au taux de 5 %. Une imposition extraordinaire de 20 c pour 10 ans, est votée pour en assurer le payement. Le chauffage ne sera installé que fin novembre 1858. Le traitement de l'instituteur sera de 700 F pour 1865. Afin de préserver l'intimité des 2 écoles, il est nécessaire de clore le jardin des sœurs par un mur.
En mai 1871, il y 54 élèves, dont 12 garçons payants, 8 garçons gratuits, 34 filles gratuites et aucun
adulte.
En mai 1878, le logement de l'instituteur ne correspond plus aux conditions, n'ayant pas 3 places
d'habitation, des travaux sont donc de nouveau entrepris par Duchenois de Mézières et terminés en juin 1880. Un puits et une pompe seront ajoutés pour atteindre la somme de 1500 F.
Après la fermeture de l'école de filles, l'école de garçons est transformée en école mixte et accueille
32 élèves de 5 à 13 ans.
En août 1909, l'état de l'école est catastrophique : " il y a un réel danger pour la santé de la
maîtresse et des enfants à tolérer plus longtemps d'aussi mauvaises conditions hygiéniques.." En 1912, rien n'avait encore été fait et le préfet adresse une nouvelle lettre avec menace de fermeture. Il somme la commune de construire ou d'acheter une autre maison d'école. La guerre arrivant, la maison ne fut achetée qu'en... 1923 pour 22 000 F. Elle appartenait à M. Meissner, rentier à Mézières et les réparations furent estimées à 6 500 F. Cette maison n'était autre que... l'ancienne école des Sœurs. Il faudra cependant attendre 1951 !!!!! pour que Mme Ricaut, l'institutrice et ses 27 élèves entrent dans les nouveaux locaux, de même que M. Dapremont, maire, dans sa nouvelle mairie.
En juin 1988, l'école de Warnécourt fermera ses portes et sera rattachée à celle de Prix-les-
Mézières à partir de 1989. |
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Le conseil municipal, n'ayant d'autre salle pour ses réunions que la cuisine de l'instituteur, qu'il
partage d'ailleurs aussi avec le percepteur pour ses recettes, il est décidé de s'approprier en 1867, une salle de mairie dans le grenier au-dessus de l'école de garçons, et d'agrandir l'école par la même occasion. Le 20 décembre 1868, la réception des travaux définitifs est faite pour un coût de 822.16 F
De nouveau, réaménagée en 1880, lors de la rénovation de l'école de garçons, elle
sera transférée en 1951, dans une salle de la nouvelle école. Elle y restera jusqu'au 2 septembre 2000, jour de l'inauguration de la nouvelle mairie.
Le conseil municipal
Maire : M. Jean Pierre HACHEZ
1° adjoint : M. Claude PAVY
2° adjoint : Mme Véronique BLAISON
Conseillers : Mme Marthe BEN-BOURNANE , M. Alain CHAPELLIER, M. Jean Philippe
COUPE , Mme Jacqueline COUTEL , M. Thierry FAVRO, M. Gérard HAUTCOEUR , Mme Joséphine MATHIEU
Téléphone / Fax de la mairie : 03 24 57 09 81
Jours et heures d'ouverture : mardi et vendredi de 17.30 h à 19 h
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LA RIVIERE
D'azur au
chevron d'or, à 3 anneaux de même |
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WIGNACOURT
D'argent à 3 fleurs
de lis, au pied nourri ,de gueules 2 et 1 |
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DE BOHAN
De sable à la bande
d'or cotoyée de 2 cotices de même |
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L'auteur remercie toutes personnes pouvant lui apporter des cartes postales, photos de classes ou
tous documents concernant Warnécourt, le document prêté sera rendu aussitôt |
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Pompe à incendie d'origine toujours en place à la mairie
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Dans sa délibération du 17 novembre 1890, le conseil municipal considère que l'utilité
d'une pompe à incendie n'est plus à démontrer pour une commune qui se trouve à 6 kms de tout secours en cas de sinistre, et regrette que le produit de la chasse en plain abandonné à la commune pour couvrir la dépense de cet achat soit insuffisant.
Le 6 février 1891, un marché est passé avec A. Thirion, 160 rue de Vaugirard à Paris,
pour la livraison d'une pompe et ses accessoires pour la somme de 1 280 FF payable en 5 ans. Celle-ci arrivera mi -mars à la gare de Mohon.
Elle comprend :
Une pompe à incendie N° 3 aspirante et refoulante, ses clés et ses courroies
Un chariot à flèche à 2 roues
Un porte-attaches fixé au chariot
Une attache à pic
Une lance et 2 orifices
16 m de tuyaux caoutchouc de 45 mm
2 raccords type Pierrot chaussés
2 leviers et 2 tours en osier
6 m de tuyaux d'aspiration en caoutchouc de 50 mm
Un raccord à vis chaussé à ce tuyau
Une crépine et un chapeau couvert
50 seaux en toile perfectionnée
2 valises en treillis de 25 seaux
Le 16 septembre 1899, le tout sera complété par :
8 m de tuyaux caoutchouc léger extra de 45 mm
Un raccord Pierrot chaussé 45 mm
L'effectif de la subdivision est fixé à 15, savoir 1 sous-lieutenant, 1 sergent, 2 caporaux,
10 sapeurs et 1 clairon, les premiers à répondre le 1° juin 1891 furent :
Edmond DEDUY, 41 ans, forgeron
Charles DESPREZ, 28 ans, forgeron
Alfred MALHERBE, 30 ans, cultivateur
Jules HENRY, 25 ans, ferronnier
Auguste HENRY, 29 ans, fabricant de ferronnerie
Alfred LEBAS, 36 ans, maréchal-ferrant
Ernest HENRY, 34 ans, ferronnier
Emile WARIN, 32 ans, ferronnier
Auguste BAZILE, 34 ans, cultivateur
Théophile JULLION, 34 ans, sabotier
Auguste LEBRUN, 39 ans, sabotier
Gustave VELPRIX, 26 ans, charron
Jules RENARD, 34 ans, propriétaire
Joseph AUBERT, 34 ans, cordonnier
Eugène BRESOL, 26 ans, cultivateur
Les tenues sont livrées par A. Giroult, fournisseur des Sapeurs-Pompiers de Paris, 16
rue Coquillière à Paris, et comprennent :
9 vareuses N° 2 pour 72 FF
2 vareuses pour caporaux pour 19.50 FF
1 vareuse pour sergent à 11 FF
1 vareuse pour clairon à 11 FF
1 vareuse pour sous-lieutenant à 16 FF
14 pantalons de treillis N° 2 pour 84 FF
14 ceintures fil pour 35 FF
1 ceinturon porte poignard pour 5 FF
14 casques petit cimier pour 105 FF
1 casque 79 poli pour 14 FF
soit un total de 376 FF dont 3.50 FF d'emballage
Des exercices pour l'étude du mécanisme et les manœuvres de la pompe ont lieu le
premier dimanche de chaque mois. Le rappel est sonné au clairon la veille au soir et un quart d'heure avant la réunion, laquelle a lieu sur la place de la mairie, les sapeurs s'y rendent en tenue d'incendie, pantalon de coutil, petite veste, ceinture et casque. En cas de non présence des amendes sont infligées : sous-lieutenant 1.50 FF, caporal 0.75 FF et sapeur 0.50 FF.
L'utilité ne tarde pas à se faire sentir, en effet un incendie « d'une certaine violence » se
déclare au moulin occupé par Mme Vve Pâté-Pouply, meunière à Warnécourt le 29 octobre de la même année, vers 7 h du matin. « Aussitôt l'alarme est donnée, les pompiers de Warnécourt se transportèrent avec leur pompe sur le lieu du sinistre, mais à leur arrivée toute la toiture était déjà embrasée. Grâce à leur dévouement et au concours empressé des habitants de Fagnon et de Warnécourt, le feu a pu être circonscrit et trois espaces de bâtiments en nature d'écurie, grenier à fourrages et remise, attenant au moulin, ont pût être préservés. Seul le moulin, ses accessoires et tout ce qu'il renfermait, a été la proie des flammes, car le mobilier de la maison d'habitation a été aussi sauvé. Le feu paraît avoir pris naissance sous les combles au nettoyage du moulin qui marchait depuis 6 h du matin. Les pertes peuvent s'élever à environ 25 000 F. Il y a assurance à la Compagnie le Soleil pour 54 000 F. Tout le monde a fait son devoir, particulièrement notre jeune division de pompiers qui ne compte que quelques mois d'existence et qui pour la première fois a été appelée à combattre un incendie. » (L'Ardennais du 31.10.1891)
La compagnie d'assurance accordera une gratification de 30 F aux pompiers de
Warnécourt en récompense des services rendus à l'occasion de ce sinistre. A noter que le 19 janvier précédent la même compagnie avait répondu à une demande de subvention que malgré son bon vouloir la Cie ne peut accueillir favorablement la demande … ce n'est qu'à l'occasion d'incendie que la Cie peut accorder des gratifications aux Cie de pompiers pour services rendus.. »
En 1921, les pompiers sont au nombre de 25, dont 1 sous-lieutenant (Léon HENRY) , 1
sergent, 2 caporaux, 1 tambour ou clairon et 20 sapeurs. |
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Tout d'abord chapelle pour les Wignacourt, seigneurs de Warnécourt, elle fut construite
en même temps que le château vers 1549. Par la suite, elle fut agrandie en 1724 et le clocher fut ajouté en 1858. M. et Mme Leblanc furent parrain et marraine de la cloche Emma baptisée en 1922.
Secours de Mohon, Warnécourt n'a jamais eu de curé propre à la paroisse distante de
Mohon « d'une grande lieue, il n'est point de rivière à passer, les chemins sont bons ou mauvais suivant les saisons. » Le rapport de 1663 mentionne : « cimetière en état, l'église est en mauvais ordre et très malpropre, l' « hôtel » n'est pas décent. Le revenu est de 50 livres, il y a 80 communiants, il faut ordonner de faire nettoyer l'église et de faire assigner ceux qui doivent par-devant Mrs les Officiaux. » Celui de 1696 mentionne qu'il y a une église à Warnécourt avec un cimetière non séparé, elle consiste en chœur et nef, et une chapelle du côté de l'Evangile, il n'y a point de clocher, il y a 2 cloches suspendues au bout de la nef, l'église est suffisamment pourvue de tabernacles honnêtes fermant à clef, de linges, de livres de chants et autres choses nécessaires au service divin. Les vaisseaux des Saintes-Huiles sont d'étain et séparés, il y a un calice, une boette, un ciboire et un soleil d'argent. Il y a 2 autels qui ne sont pas consacrés dont l'un est dédié à Saint-Martin et l'autre à Saint-Antoine, chaque autel a une pierre consacrée, il y a un confessionnal bien placé, une piscine auprès du Maître Autel et une lampe devant le Saint-Sacrement, il n'y a point de peintures ni de statues indécentes, M. le Curé dit être content de ses paroissiens. Le maître d'école est de bonnes mœurs et on fait régulièrement les prônes et catéchismes dans l'église. Les filles vont à l'école avec les garçons. On ne néglige pas de se faire instruire et les enfants ont soin d'aller à l'école. Les père et mère font porter leurs enfants de bonne heure pour les baptiser. Le derrière de l'autel sert de sacristie. L'église a 100 livres de revenus tant en prés qu'en terres. Il n'y a point de confrérie. » En 1717 il y a 90 communiants. Et à la visite du 28.4.1732, il est rapporté que le tout a été trouvé en bon état et qu'une partie des bancs devait être adjugée.
L'église a peu changé depuis cette époque, les dernières municipalités ont entrepris une
restauration complète en rénovant le toit, réinstallant un coq, installant le chauffage électrique, réhabilitant un chemin de croix retrouvé dans le grenier… |
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Les recherches sont en cours. Warnécourt est situé sur la route des coches et diligences de Sedan à Paris.
Le départ du coche de Paris se faisait le lundi à 6 h. du matin pour arriver à Launois le vendredi midi et à Sedan le samedi à 11 h, pour un voyage de 57 lieues, et le retour de Sedan le lundi à 6 h du matin pour arriver le samedi à 6 h du soir à Paris. Quant au carrosse le départ de Sedan était fixé le mercredi à 6 h du matin et l'arrivée à Paris le lundi à 6 h du soir, ce dernier empruntait le même itinéraire : Sedan, Mézières, Charleville, Launois, Rethel, Isle, Reims, Fismes, Braine, Soissons, Villers-Cotterets, Nanteuil, Dammartin, Bourget. D'après quelques actes notariés en cours d'exploitation, le relais était en fait une auberge au moins depuis le XVIII° siècle, et portait le nom d' « AUBERGE de la HOBETTE » |
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Fontaine de la Hobette route de
Launois qui a été détruite pour élargir la route |
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Fontaine rue du paquis
avec ancien appartement sur le dessus |
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Fontaine de la rue
Lauveau restaurée à l'ancienne en 2005 |
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en cours de
recherches |
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En cours de
recherches |
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En cours de
recherches |
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Château Daugenet avant sa démolition
pour construire le centre de réadaptation actuel |
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Château
Daugenet |
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Entête de facture Fonderie des
Ardennes |
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Funérailles d'Achille DAUGENET
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Achille Auguste DAUGENET né le 27 mars 1875 à Charleville, décédé le 15 octobre 1953 à Evigny.
Fondateur en 1906 de la Fonderie des Ardennes dont le siège social était fixé rue du Bois d'Amour à Mézières. Une seconde usine est ouverte à Pont-Audemer . Achille Daugenet avait acheté le Château Daugenet à Warnécourt qui sera démoli pour construire à la place le centre de réadaptation actuel. |
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Le 28 août 1866, le préfet accorde à la commune de Warnécourt l'autorisation de construire
une fontaine publique au lieu-dit de la Hobette le long de la RD N°1.
Le 15 juillet 1903, une demande est faite pour un complément de construction de 2 lavoirs (
au lieu-dit la Hobette et rue de Fagnon actuelle rue Lauveau) et l'aménagement d'un bâtiment en lavoir dans le village (actuel chemin du Paquis). L'architecte est L. Dardenne et Faynot l'entrepreneur. Les 3 lavoirs sont réalisés en pierre de Givet pour les frottoirs, les seuils et marches en pierre de Saint-Laurent, les charpentes en sapin et les portes , bancs et écharpes en chêne. Les travaux sont terminés le 26 juillet 1905.
En 1964, le conseil municipal accepte la demande des services de l'équipement qui
proposent la démolition de la fontaine de la Hobette pour élargir la route. Celle - ci est intervenue dans les années 1970. QUEL DOMMAGE pour notre patrimoine |
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Dernière modification de cette page : 13/05/07
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