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 Il semble qu'il y ait eu un château ou tout au moins une maison forte dès le XIII° siècle ; Le 12.4.1322 le Chevalier Bernier de Berrion rend hommage à Jeanne de Rethel, fille du comte Hugues IV pour sa "maison de Vuarnecourt, ainsi comme elle se contient...». Des Berrieux au XIV° s et des Bohan au XV° s déclarent à Warnécourt "maison et grange ".
 Maurice de Wignacourt, écuyer d'écurie, fils de Rasset, eut la chance que son beau-père , Charles de Rivière, lui lègue le vieux château de Warnécourt en 1497, dès son mariage avec Marguerite de Rivière, petite fille de Simon de Bohan, sgr de Bohan, de Day et de Warnécourt .
 Jean de Wignacourt, déclare en 1546 à son suzerain, être en possession de la totalité de la maison forte de Warnécourt, de la totalité des fourneaux du lieu (qui fondaient la mine locale), de la moitié seulement des rapports de justice, four banal et bois de la Hamelle. L'autre moitié des droits seigneuriaux dont le droit de bourgeoisie levé sur les foyers des manants appartenait à Jean de la Fontaine, époux de Louise Duteste, lequel la Fontaine cède plus tard à D'Escanevelle le 1/8° des terrages de Warnécourt.
 C'est en 1549, que Jean rétablit de neuf son château, en conservant certaines tours précédentes et les fossés, mais en s'enquérant, le premier dans la région, de bâtir un corps de logis qui sacrifie à l'esprit de la Renaissance, en s'inspirant de l'art florentin découvert par Wignacourt lors de ses bourlinguages militaires. En effet, il se distingue en commandant la belle façade sur cour du haut corps de logis. Des pierres en bossage, taillées en pointe de diamant; sous le toit à petites mansardes, une frise à rinceaux et palmettes, sculptée sèchement mais parée ici et là de quelques fantaisies, par exemple quand le sculpteur fait danser deux chiffres dans un croissant. Une pierre dans la frise date la fin des travaux. Une niche à la coquille fut faite en 1717 dans le pignon.
 Au siècle suivant le noyau central sera agrandi de deux ailes dont l'une se termine par une élégante échauguette, essentiellement décorative. Les fondations font jusqu'à 6 m d'épaisseur. Des douves entouraient le château dont une partie n'est toujours pas comblée. Un pont-levis en assurait l'accès, il fut détruit avec les tourelles dans les années 1765.1770.
 Au cours du XIX° s, le propriétaire fait abattre les murs d'enceinte et une partie du corps de logis pour y aménager une grange.
 Pillé pendant la seconde guerre mondiale, le château abritera un camp de prisonniers en 1944, puis un camp américain en 1945.
 Après la guerre, le château est loué comme ferme jusqu'en 1973, puis comme maison d'habitation.
 Depuis quelques années , les propriétaires occupent de nouveau les lieux.
Le château de Warnécourt