François Louis GILLOT TANTON, propriétaire à Prix, mais natif de Warnécourt, lègue, par testament olographe du 1.3.1848, au jour de sa mort une partie de sa fortune à la commune de Warnécourt, à la condition express qu'il soit construit à la place de la maison qu'il possède à Warnécourt et qui fait partie des présents legs, une école d'enseignement et de couture destinée à donner une éducation gratuite aux jeunes filles du village, que ce local sera vaste et bien approprié à sa destination, et que le revenu des biens déduction faite des dépenses occasionnées par la construction de l'école sera appliqué à rétribuer deux Sœurs Religieuses Sainte Chrétienne qui seront à la tête de cet établissement et chargées de donner une instruction morale, religieuse et gratuite aux jeunes filles du village.
Après bien des déboires avec les autres cohéritiers, et les termes du testament qui seront interprétés différemment par les uns et les autres, les volontés du testateur seront respectées. L'architecte Marion en dresse les plans et les travaux seront réalisés par M. Dardennes -Husson de Mézières pour la somme de 13 438 F. L'ouverture des classes a lieu en 1855. Le traitement des sœurs sera de 1200 F en 1859.
Malgré le fait que les legs n'aient pas été entièrement consommés, l'école qui avait réussi à se maintenir en dépit des demandes de la préfecture pour la faire fermer en application de la loi de 1887 sur la suppression des écoles de filles dans les communes de moins de 401 habitants, celle-ci fut fermée en 1899 peu après le décès de la Mère Supérieure survenu l'année précédente.