Tout d'abord chapelle pour les Wignacourt, seigneurs de Warnécourt, elle fut construite en même temps que le château vers 1549. Par la suite, elle fut agrandie en 1724 et le clocher fut ajouté en 1858. M. et Mme Leblanc furent parrain et marraine de la cloche Emma baptisée en 1922.
Secours de Mohon, Warnécourt n'a jamais eu de curé propre à la paroisse distante de Mohon « d'une grande lieue, il n'est point de rivière à passer, les chemins sont bons ou mauvais suivant les saisons. » Le rapport de 1663 mentionne : « cimetière en état, l'église est en mauvais ordre et très malpropre, l' « hôtel » n'est pas décent. Le revenu est de 50 livres, il y a 80 communiants, il faut ordonner de faire nettoyer l'église et de faire assigner ceux qui doivent par-devant Mrs les Officiaux. » Celui de 1696 mentionne qu'il y a une église à Warnécourt avec un cimetière non séparé, elle consiste en chœur et nef, et une chapelle du côté de l'Evangile, il n'y a point de clocher, il y a 2 cloches suspendues au bout de la nef, l'église est suffisamment pourvue de tabernacles honnêtes fermant à clef, de linges, de livres de chants et autres choses nécessaires au service divin. Les vaisseaux des Saintes-Huiles sont d'étain et séparés, il y a un calice, une boette, un ciboire et un soleil d'argent. Il y a 2 autels qui ne sont pas consacrés dont l'un est dédié à Saint-Martin et l'autre à Saint-Antoine, chaque autel a une pierre consacrée, il y a un confessionnal bien placé, une piscine auprès du Maître Autel et une lampe devant le Saint-Sacrement, il n'y a point de peintures ni de statues indécentes, M. le Curé dit être content de ses paroissiens. Le maître d'école est de bonnes mœurs et on fait régulièrement les prônes et catéchismes dans l'église. Les filles vont à l'école avec les garçons. On ne néglige pas de se faire instruire et les enfants ont soin d'aller à l'école. Les père et mère font porter leurs enfants de bonne heure pour les baptiser. Le derrière de l'autel sert de sacristie. L'église a 100 livres de revenus tant en prés qu'en terres. Il n'y a point de confrérie. » En 1717 il y a 90 communiants. Et à la visite du 28.4.1732, il est rapporté que le tout a été trouvé en bon état et qu'une partie des bancs devait être adjugée.
L'église a peu changé depuis cette époque, les dernières municipalités ont entrepris une restauration complète en rénovant le toit, réinstallant un coq, installant le chauffage électrique, réhabilitant un chemin de croix retrouvé dans le grenier…